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Safran — Le retour des infrastructures critiques

HHervé 🎷
18 mai 20262913

Le monde HALO remet progressivement les infrastructures physiques critiques au centre du jeu économique mondial. Safran fait partie de ces acteurs industriels rares devenus presque impossibles à remplacer.

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Pendant des années, les marchés ont adoré les plateformes asset light, les logiciels, les abonnements et les business “sans usines”. Puis le réel a remis une énorme gifle au narratif : sans infrastructures physiques critiques, sans chaînes industrielles complexes et sans souveraineté technologique, une économie moderne devient fragile. Et c’est précisément là que Safran devient fascinant.

Le marché continue souvent de regarder Safran comme un simple équipementier aéronautique dépendant des cadences Airbus et Boeing. Mais cette lecture devient probablement incomplète. Safran se transforme progressivement en plateforme industrielle stratégique exposée simultanément à plusieurs mégatendances mondiales : explosion de l’aftermarket aéronautique, tension durable sur les capacités de production mondiales, réarmement européen, montée des drones, souveraineté technologique, spatial européen et retour des actifs physiques critiques dans le monde HALO.

Et le plus intéressant dans l’histoire, c’est peut-être justement le paradoxe du dossier : la qualité de Safran est probablement exceptionnelle… mais le marché le sait déjà très bien.

Une pieuvre industrielle mondiale

Safran est aujourd’hui présent sur une immense partie des programmes aéronautiques critiques occidentaux et mondiaux. Dans le civil, le groupe équipe notamment les Airbus A320neo, A350, Boeing 737 MAX, Boeing 787 Dreamliner, Boeing 777 ou encore le COMAC C919 chinois.

Dans le militaire, Safran apparaît sur le Rafale, les NH90, les A400M, plusieurs plateformes tactiques et de nombreux systèmes critiques embarqués.

Dans le spatial, le groupe participe aux programmes Ariane 5, Ariane 6 et aux satellites européens.

Et ce simple point change énormément de choses analytiquement : peu importe où l’on regarde dans l’aéronautique moderne, Safran finit presque toujours par apparaître quelque part dans la chaîne critique.

Le groupe ne vend pas seulement des “pièces”. Il fournit :

  • des moteurs ;

  • des nacelles ;

  • des trains d’atterrissage ;

  • des systèmes de freinage carbone ;

  • de l’optronique militaire ;

  • des systèmes de navigation ;

  • des systèmes de guidage ;

  • des équipements électroniques critiques ;

  • des solutions drones ;

  • et surtout… des décennies de maintenance derrière chaque plateforme installée.

C’est ça le vrai moat du dossier.

Le moteur LEAP : la machine à cash cachée derrière les avions

Le cœur stratégique du dossier reste évidemment CFM International, la coentreprise avec GE Aerospace, et surtout le moteur LEAP.

Ces moteurs équipent aujourd’hui une énorme partie des avions moyen-courriers de nouvelle génération :

  • Airbus A320neo ;

  • Boeing 737 MAX ;

  • plusieurs plateformes internationales.

Et c’est probablement ici que réside la profondeur économique du dossier.

Dans l’aéronautique, vendre un moteur est presque secondaire par rapport à ce qui vient après. Une fois le moteur certifié, installé et exploité mondialement, il devient une machine à cash-flow ultra récurrente via :

  • les pièces détachées ;

  • les contrats de maintenance ;

  • les inspections ;

  • les réparations ;

  • les remplacements ;

  • les heures de vol facturées.

L’aftermarket vaut parfois plus que la vente initiale.

Et la décennie qui arrive pourrait être marquée par une tension durable sur les capacités aéronautiques mondiales :

  • carnets Airbus et Boeing gigantesques ;

  • chaînes de production saturées ;

  • sous-traitants sous pression ;

  • pénurie de capacités ;

  • hausse structurelle du trafic aérien mondial.

Autrement dit : certains segments de l’aéronautique ressemblent de plus en plus à des infrastructures critiques saturées plutôt qu’à une simple industrie cyclique.

L'inde : Safran construit les infrastructures critiques mondiales de maintenance aéronautique.

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L’ouverture en 2025 du plus grand centre mondial de maintenance LEAP à Hyderabad illustre parfaitement la profondeur stratégique du modèle Safran. Le site de 45 000 m², représentant près de 200 M€ d’investissement, est capable de traiter jusqu’à 300 visites moteurs par an et accompagne directement l’explosion du trafic aérien indien.

Mais le plus intéressant n’est probablement pas la taille du site. C’est ce qu’il révèle sur la nature réelle du business Safran.

Dans l’aéronautique, le véritable trésor économique réside surtout dans les décennies de maintenance, de pièces détachées, de réparations et de services qui suivent chaque heure de vol. Or, avec plus de 400 avions LEAP déjà en service en Inde et près de 2 000 moteurs commandés, Safran ne construit pas seulement une usine : le groupe construit progressivement une infrastructure critique mondiale de maintenance aéronautique.

Cette implantation permet également à Safran de s’enraciner dans l’un des marchés aéronautiques les plus dynamiques au monde. L’Inde pourrait exploiter plus de 2 500 avions commerciaux au cours de la prochaine décennie, ce qui transforme progressivement le pays en futur centre névralgique du trafic aérien mondial.

Et là encore, la logique HALO apparaît clairement : dans un monde où les infrastructures physiques critiques redeviennent stratégiques, les acteurs capables de maîtriser à la fois la propulsion, la maintenance, les chaînes logistiques et le support industriel mondial deviennent extraordinairement difficiles à remplacer.

La Chine : opportunité stratégique… et dépendance mutuelle

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Le COMAC C919 représente l’ambition chinoise de réduire sa dépendance à Airbus et Boeing. Mais construire une industrie aéronautique autonome est un cauchemar industriel monumental.

Derrière un avion se cachent :

  • des milliers de composants critiques ;

  • des certifications monstrueuses ;

  • des contraintes de sécurité extrêmes ;

  • des décennies de R&D ;

  • une supply chain mondiale ultra complexe.

Safran reste exposé à cette montée en puissance chinoise via plusieurs systèmes et équipements stratégiques.

Et même dans un contexte géopolitique tendu, les contrats aéronautiques restent souvent extrêmement robustes. On ne remplace pas un fournisseur critique aéronautique aussi simplement. Dans cette industrie, les certifications, les contraintes de sécurité, les chaînes de maintenance et l’intégration technique créent des dépendances industrielles construites sur plusieurs décennies. Une fois installé dans la chaîne critique mondiale, un acteur comme Safran devient difficile à substituer rapidement sans coûts, délais et risques considérables.

De plus, en novembre 2024, Safran Electrical & Power et Safran Ventilation Systems ont renouvelé leur partenariat stratégique avec China Aviation Supplies Co., Ltd (CASC), l’un des acteurs majeurs du support aéronautique et des services de maintenance en Chine.

L’accord vise à renforcer la distribution de pièces OEM, d’équipements et de solutions de maintenance sur le marché chinois, notamment pour les plateformes Airbus opérant en Chine continentale.

Safran ne se contente pas “d’exporter” des équipements : le groupe s’intègre progressivement dans la chaîne critique du support aéronautique chinois. Or, dans l’aéronautique, la maintenance, la disponibilité des pièces, les délais d’intervention et la certification des composants sont presque aussi stratégiques que la vente initiale elle-même. Une compagnie aérienne ne peut pas immobiliser des avions pendant des semaines parce qu’un fournisseur disparaît ou qu’une chaîne logistique se casse la gueule après une réunion diplomatique tendue entre Washington et Pékin.

C’est précisément ce qui rend les contrats aéronautiques extrêmement robustes :

  • les cycles industriels sont gigantesques ;

  • les certifications sont monstrueusement complexes ;

  • les fournisseurs critiques sont rares ;

et remplacer un acteur installé devient un cauchemar opérationnel et réglementaire.

Safran bénéficie donc d’une forme de dépendance industrielle réciproque : la Chine veut développer sa souveraineté aéronautique via COMAC et ses propres programmes, mais elle continue encore de dépendre fortement d’acteurs occidentaux premium pour une partie des systèmes critiques, des équipements certifiés et du support aftermarket.

Le plus intéressant, c’est que Safran ne parle pas ici d’une présence opportuniste court terme. Bruno Bellanger, Executive Vice President chez Safran Electrical & Power, explique clairement que ces accords “s’alignent avec la stratégie visant à étendre la présence du groupe en Chine”.

Autrement dit :

Safran considère probablement encore la Chine comme un axe stratégique majeur à horizon 2035 malgré le contexte géopolitique mondial.

Et ça renforce énormément la logique HALO du dossier :

--> quand une entreprise devient profondément intégrée dans des infrastructures critiques mondiales, elle cesse progressivement d’être un simple fournisseur cyclique pour devenir une brique industrielle difficilement remplaçable.

C’est exactement ce qui rend Safran potentiellement très puissant sur le long terme… même si le marché valorise déjà largement cette qualité aujourd’hui.

Défense, drones et réarmement : Safran change de dimension

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Depuis 2022, le monde entre progressivement dans une logique de réarmement durable :

  • hausse des budgets militaires ;

  • tensions géopolitiques ;

  • souveraineté technologique ;

  • guerre électronique ;

  • montée en puissance des drones.

Et c’est probablement là que beaucoup d’investisseurs sous-estiment encore Safran.

Le partenariat signé avec Baykar en 2026 mérite probablement beaucoup plus d’attention qu’un simple communiqué corporate perdu dans un PDF de relations investisseurs.

Baykar est devenu l’un des acteurs majeurs du drone tactique mondial avec les TB2 utilisés dans plusieurs conflits récents.

Dans cette alliance :

  • Baykar apporte les plateformes ;

  • Safran apporte les systèmes optroniques Euroflir ;

  • la navigation ;

  • le ciblage ;

  • la synchronisation ;

  • une partie de “l’intelligence embarquée”.

Ce point est essentiel.

Parce qu’il montre que Safran n’est plus seulement une histoire de moteurs civils.

Le groupe devient progressivement un acteur transversal des systèmes critiques modernes :

  • propulsion ;

  • capteurs ;

  • navigation ;

  • spatial ;

  • drones ;

  • électronique embarquée ;

  • défense ;

  • souveraineté industrielle.

Et ça correspond parfaitement au retour stratégique des infrastructures physiques critiques dans un monde où le réel reprend le dessus sur les narratifs purement numériques.

Analyse fondamentale FY2025 — Safran

Chiffres clés FY2025

  • Chiffre d’affaires : 31,19 Md€

  • EBIT : 4,14 Md€

  • EBITDA : 5,62 Md€

  • Résultat net IFRS : 7,18 Md€

  • EPS IFRS : 17,17 €

  • Free Cash Flow : 4,48 Md€

  • FCF/action : 10,73 €

Safran reste aujourd’hui l’un des groupes industriels les plus solides et stratégiques d’Europe. Le groupe combine :

  • une forte génération de cash-flow ;

  • une visibilité industrielle rare ;

  • un moat technologique colossal ;

  • une présence mondiale massive ;

  • et une exposition unique aux infrastructures critiques du monde HALO.

Avec plus de 100 000 collaborateurs répartis sur 276 sites dans 27 pays, Safran n’est plus simplement un équipementier aéronautique : le groupe devient progressivement une infrastructure industrielle mondiale critique.

⚠️ Le point analytique majeur : les résultats FY2025 nécessitent une lecture prudente

Le résultat net IFRS FY2025 apparaît fortement amplifié par des éléments financiers liés aux couvertures de change IFRS.

Safran a enregistré environ :

  • +5,96 Md€ de résultat financier ;

  • dont près de +5,7 Md€ liés aux instruments de couverture de change.

Conséquence immédiate :

--> le PER spot FY2025 paraît artificiellement faible.

Mais attention :

cela ne signifie pas que l’intégralité du bénéfice IFRS est “faux” ou sans valeur économique.

Une partie de ces effets reflète :

  • des protections financières réelles ;

  • des flux futurs couverts ;

  • et la structure internationale du groupe exposée au dollar.

Le véritable enjeu analytique consiste donc non pas à supprimer brutalement l’intégralité des effets IFRS, mais à estimer une capacité bénéficiaire normalisée plus cohérente avec la réalité économique long terme du groupe.

Dans ce cadre, le marché semble probablement valoriser Safran sur une zone d’EPS normalisé comprise entre :

  • 10 € et 13 € par action

plutôt que :

  • les 17,17 € IFRS

  • ou un scénario extrêmement punitif autour de 7–8 €.

C’est probablement le point le plus important du dossier aujourd’hui.

Valorisation — Une entreprise exceptionnelle… déjà largement reconnue

Cours étudié : 271 € au 17/05/2026

Une fois les effets IFRS retraités raisonnablement, Safran apparaît davantage comme un compounder industriel premium correctement valorisé que comme une situation de deep value évidente.

Les métriques économiques réelles ressemblent probablement davantage à :

  • PER normalisé : ~22–26x ;

  • EV/EBITDA : ~20x ;

  • EV/FCF : ~25x.

Autrement dit :

le marché paie déjà très cher :

  • le moat aéronautique ;

  • l’explosion future de l’aftermarket LEAP ;

  • la défense ;

  • la rareté industrielle ;

  • et la visibilité cash-flow du groupe.

Et honnêtement… ce n’est probablement pas absurde.

Parce qu’un acteur capable de :

  • concevoir des moteurs aéronautiques critiques ;

  • maintenir une base installée mondiale ;

  • s’intégrer dans les chaînes Airbus, Boeing et COMAC ;

  • participer au spatial européen ;

  • et monter en puissance dans les drones et la défense ;

reste extraordinairement rare à l’échelle mondiale.

Scénarios de valorisation Vision 2035

L’objectif ici n’est pas de trouver “la vérité absolue”, mais d’encadrer raisonnablement les futurs possibles du dossier.

🔻 Scénario pessimiste

Hypothèses

  • EPS normalisé : ~10 €

  • Croissance LT : 6 %

  • PE terminal : 18x

    Contexte : ralentissement aéronautique ;

  • inflation durable ;

  • compression des multiples ;

  • tensions supply chain.

Projection 2035

➡️ Prix futur estimé : ~240 €

Lecture

Même dans ce scénario plus difficile, Safran ne s’effondre pas réellement grâce :

  • au moat ;

  • à l’aftermarket ;

  • à la défense ;

  • et à la récurrence industrielle.

Mais le rendement actionnarial deviendrait médiocre si l’investisseur paie trop cher aujourd’hui.

Juste prix pessimiste

➡️ ~210–230 €

⚖️ Scénario central

Hypothèses

  • EPS normalisé : ~11,5 €

  • Croissance LT : 8 %

  • PE terminal : 22x

Contexte :

  • poursuite de la dynamique LEAP ;

  • aftermarket solide ;

  • croissance aéronautique mondiale normale ;

  • défense robuste.

Projection 2035

➡️ Prix futur estimé : ~370–400 €

Lecture

C’est probablement le scénario actuellement intégré partiellement par le marché.

Safran continuerait ici à surperformer la plupart des industriels classiques grâce :

  • à sa rareté ;

  • à sa visibilité ;

  • et à son caractère quasi oligopolistique.

Juste prix central

➡️ ~270–320 €

Le cours actuel apparaît ici :

  • exigeant ;

  • mais pas totalement irrationnel.

🚀 Scénario optimiste

Hypothèses

  • EPS normalisé : ~13 €

  • Croissance LT : 10 %

  • PE terminal : 25x

Contexte :

  • explosion aftermarket ;

  • défense européenne durablement forte ;

  • drones et spatial en accélération ;

  • maintien des multiples premium.

Projection 2035

➡️ Prix futur estimé : ~520–540 €

Lecture

Ce scénario transformerait Safran en véritable compounder industriel mondial premium.

Mais il suppose :

  • une exécution quasi parfaite ;

  • des marges élevées maintenues ;

  • et une absence de gros choc aéronautique durable.

Juste prix optimiste

➡️ ~380–430 €

Lecture globale

Safran n’apparaît probablement :

  • ni massivement sous-évaluée ;

  • ni absurdement surévaluée.

Le dossier ressemble davantage à :

une entreprise exceptionnelle déjà valorisée comme telle.

Et c’est précisément ce qui rend le cas Safran passionnant !

Parce qu’on peut avoir :

  • un moat gigantesque ;

  • une qualité industrielle rarissime ;

  • une visibilité très forte ;

  • et malgré tout…

obtenir un rendement futur simplement “correct” si le prix payé devient excessif.

Grille Élite Vision 2035

Pilier

Note

Business model

9/10

Moat & barrières

10/10

Croissance long terme

8/10

Rentabilité

9/10

Génération de cash

9/10

Solidité financière

8/10

Management

8/10

Allocation du capital

8/10

Résilience / cyclicité

6/10

Valorisation actuelle

6/10

Vision stratégique HALO

9/10

Score final : ~84/100

Verdict

Très grande entreprise.

Mais probablement davantage un compounder premium à accumuler intelligemment qu’une opportunité évidente de type “deep value”.

Conclusion — La patience pourrait être le vrai edge

Safran ressemble de plus en plus à une infrastructure industrielle mondiale critique coincée temporairement dans l’étiquette réductrice “d’équipementier aéronautique”.

Le dossier coche énormément de cases Vision 2035 :

  • moat technologique ;

  • souveraineté ;

  • défense ;

  • infrastructures critiques ;

  • cash-flow ;

  • rareté industrielle ;

  • exposition mondiale ;

  • HALO.

Mais le marché voit déjà une grande partie de cette qualité.

Le vrai cadre d’investissement mature sur Safran consiste probablement, non pas à courir derrière le momentum parce que “la boîte est incroyable” mais à attendre méthodiquement les moments où le marché redevient irrationnel à court terme.

On gardera sous surveillance les éléments suivants :

Stress aéronautique.

Compression de multiples.

Panique marché.

Choc macro.

C’est probablement dans ces moments-là que Safran pourrait devenir un investissement exceptionnel… et pas simplement une entreprise exceptionnelle admirée de loin comme un moteur LEAP sous lumière bleue au salon du Bourget.

Le monde HALO remet progressivement les infrastructures physiques critiques au centre du jeu économique mondial. Safran fait partie de ces acteurs industriels rares devenus presque impossibles à remplacer.


Safran reste probablement l’un des plus beaux actifs industriels européens. Mais dans un environnement marqué par les tensions géopolitiques, le retour possible de l’inflation et des marchés déjà exigeants sur les valeurs de qualité, la patience pourrait devenir un véritable avantage compétitif. Un retour vers la zone des 240 € commencerait alors à offrir un point d’entrée plus cohérent pour construire progressivement une ligne long terme.

Sources utilisées pour cette thèse

Cette analyse s’appuie sur plusieurs sources financières, industrielles et stratégiques afin de croiser les données fondamentales, les publications investisseurs et les dynamiques sectorielles long terme.

Publications Safran

Rapport annuel 2025

Résultats annuels 2025

Présentation investisseurs Q4 2025

Earnings calls et communiqués officiels Safran

Publications relatives aux moteurs LEAP, à l’aftermarket, à la défense et au spatial

Communiqués liés à l’implantation industrielle en Inde et aux accords en Chine

Plateformes et données financières

Baggr

Reuters

TradingView

Sources sectorielles et stratégiques

Airbus & Boeing backlog data

CFM International

Analyses industrie aéronautique et MRO

Publications défense & spatial

Veille géopolitique et macroéconomique

Cadre d’analyse utilisé

Cette thèse a été construite selon l’approche Vision 2035 :

analyse fondamentale ;

lecture du moat industriel ;

dynamique long terme du cash-flow ;

analyse de valorisation ;

étude des risques géopolitiques et macroéconomiques ;

intégration du thème HALO (retour des infrastructures physiques critiques).

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Commentaires (2)

KKyauto20 mai 2026

Thèse très bien écrite. À noter qu'il est pertinent de comparer la sous valorisation de Safran avec ses concurrents américains, notamment Heico, GE Aerospace etc... Ceux-ci sont 2x plus cher que Safran pour des marges FCF similaire. Le P/FCF est donc beaucoup plus bas sur Safran. Si on garde ce ratio, Airbus et Boeing sont 3x plus cher. La thèse aborde aussi la question du MOAT géographique avec la Chine mais on peut viser encore plus loin. Il est moins risqué pour un pays de faire appel à Safran, une entreprise française qu'une entreprise américaine dans sa supply chain et ce raisonnement est aussi valide pour le militaire européen. Safran est probablement un excellent dossier long terme et un compunder de qualité avec une forte croissance du bénéfice, ce qui est rare en Europe et en PEA sur un dossier industriel.

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HHervé 🎷22 mai 2026

Merci pour ce commentaire avec notamment ce côté “France” comme avantage stratégique discret dans certaines supply chains critiques. Aspect probablement sous-estimé en effet, aussi bien dans le civil que dans le militaire européen. Et ta comparaison avec les pairs US est très intéressante également, surtout quand on regarde les multiples parfois beaucoup plus élevés sur certains acteurs américains de qualité comparable. Merci pour ton retour, ça apporte une vraie couche de réflexion complémentaire à la thèse 🙏

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RRomuald18 mai 2026

Très intéressant, merci :)

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Dernière mise à jour : 17 mai 2026