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NYTXNYS:NYTThe New York Times Company

Le prochain Hermes?

quasarbquasarb
10 juin 20262410

Avertissement : cela n'est que mon avis et en rien un conseil un investissement. faites vos propres recherche thèse analyse et avis. je n'en possède pas en portefeuille.

La question la plus importante quand on veut analyser le new york times est de savoir comment allons-nous consommer de l'actualité dans 20 ans ?

Pour moi, il y aura deux moyens.

Le premier, et le plus courant, ce sera un résumé hebdomadaire, bimensuel ou que sais-je, fait par IA. Le vocabulaire, le format (podcasts, écrit, histoire, etc.), le rythme et les sujets seront totalement adaptés à notre consommation et à nos préférences analysées. Nous sommes déjà sur cette tendances depuis 2022, mais je vois la chose arriver de manière plus importe pour les génération les plus récentes, seul les retraités consommeront encore peut être de la télé ou des médias considérés indépendant.

Pourtant, je vois survivre les médias plus traditionnels tels que le New York Times. Pour moi, lire en 2050 un journal, même numérique, sera un signe d'appartenance sociale. Une appartenance qui se situera sur les groupes sociaux les plus aisés. Ils voudront un média reconnu et déjà considéré comme élitiste. Et le New York Times est parfait, tant par son ADN, sa topologie que sa reconnaissance. Pas forcément une reconnaissance de qualité, car je vois des articles automatisés par l'IA dans leur production, mais par sa notoriété et son image.

La distinction se fera surtout dans la consommation : l'élite refusera le format "mâché" de l'IA. Elle se distinguera en allant chercher activement l'information sur une application, en choisissant ce qu'elle veut lire, par pur effort intellectuel. L'avantage compétitif du journal par rapport au résumé automatisé, c'est que tu peux choisir et "ouvrir tes horizons" ( meme si sociologiquement les élite ne cherchent pas a ouvrir leur horizon) , sans être cantonné à ce que tu aimes comme sujet, là où la masse sera enfermée dans ses goûts par les algorithmes. Ce sera aussi une distinction par le style d'écriture, un niveau de langage qui ne sera plus du tout commun à la majorité des classes sociales, et surtout obligeant le lecteur à s'adapté au style d'écriture et non l'inverse.

Je vois la même chose arriver pour le marché de l'automobile, même si cela devrait prendre plus de temps car les réglementations, les habitudes, les coûts de changement et l'ancrage culturel ne sont pas les mêmes. La masse consommera une mobilité passive et optimisée par des IA de transport, tandis que les classes aisées garderont le privilège d'acheter des véhicules pour le plaisir de choisir leur route et de conduire activement.

Le vrai champ de bataille ne sera donc pas la qualité de l'information, mais le coût de l'attention. La masse déléguera son attention à la machine, tandis que l'élite paiera le luxe de posséder encore la sienne.

Le luxe, ce n'est pas seulement payer cher ; c'est payer pour quelque chose que la masse ne peut pas s'offrir.

Il y a néanmoins des défauts à cela.

Via quelle interface sera consommé le média ? Remontons 20 ans en arrière : le premier iPhone sort sur le marché et même les génies comme Steve Ballmer s'en moquent. Récemment nous avons vu les Meta Quest ou les Apple Vision Pro floper alors qu'ils étaient déclarés comme des révolutions. Plus récemment, les smart glasses de Meta font un carton, Apple, Google et bien d'autres veulent s'y mettre. Je ne sais pas de quoi demain sera fait, peut-être que les smart glasses vont remplacer les smartphones pendant 10 ans avant de se faire à nouveau remplacer. Le flou réside ici. Et quand on voit que le New York Times a mis 15 ans pour éviter de se faire disrupter et s'adapter au smartphone, on peut se questionner sur la capacité de l'entreprise à s'adapter rapidement.

Pour survivre à ce flou technologique, le NYT ne devra pas simplement "suivre" la tech grand public (Google, Meta, Apple). S'il se contente de développer une application pour les lunettes de Meta, il redevient une commodité dépendante de l'écosystème d'un autre. Il doit appliquer la stratégie de l'objet de luxe.

Puisque le luxe se définit par ce que la masse ne peut pas s'offrir, le NYT de 2050 pourrait paradoxalement sceller des partenariats exclusifs pour créer ses propres terminaux de lecture, ou s'associer avec des constructeurs de hardware de niche.

Pour moi, si les médias traditionnels veulent survivre dans 20 ou 30 ans, ils devront devenir le luxe par rapport à la commodité, devenir la Ferrari parmi la masse de voitures bon marché, devenir Hermès dans un marché du vêtement jetable. Et le New York Times détient déjà la marque, et son image est un avantage mondial par rapport à ses concurrents bloqués dans un seul pays.

Pourtant l'histoire de la tech montre que c'est un cimetière industriel (rappelez-vous des téléphones de luxe Vertu ou du fiasco du smartphone Amazon). Donc je ne pense pas que cela sera la bonne solution. Je pense que l'avantage compétitif du new yorks times réside dans sa marque élitiste et dans le fait qu'ils sont toujours le premier sur l'information ( suivie de guerre par exemple impossible a l'ia d'être le premier car n'ayant pas de réalité physique).

Le New York Times partage avec Hermès la notion de patrimoine, de prestige et de distinction culturelle. Afficher l'application du NYT sur ses lunettes connectées en 2050 sera l'équivalent de porter un sac Birkin : un signal envoyé aux autres pour dire "j'appartiens à la classe qui a le temps et les moyens de consommer de la haute couture intellectuelle". Pourtant le new york times est vulnérable à la substitution : Un sac Hermès a une valeur tactile, matérielle et artisanale impossible à dupliquer parfaitement par une IA. Une analyse géopolitique du NYT, une fois publiée, peut être résumée, réécrite et diffusée gratuitement par n'importe quel LLM avancé en quelques secondes. Le NYT ne vend pas un objet, il vend de la confiance. Et la confiance est beaucoup plus volatile que le cuir texturé. 

Le NYT de 2050 ne sera donc pour moi non pas un "Hermès" (produit d'artisanat ultra-exclusif), mais plutôt le Starbucks de l'élite ou le BMW des classes supérieures : un produit premium, consommé en masse par la classe socio-économique supérieure, standardisé dans sa diffusion mais hautement valorisé dans son image. 

Conclusion

Je trouve qu'investir à très long terme sur un média tel que le New York Times, c'est faire un pari les yeux fermés. Soit l'entreprise arrivera a s'adapter au changement de coutumes et technologiques, soit elle coulera comme la plupart des médias. Le flou a long terme m'empêche de considérer l'entreprise comme investissable hors coup sur quelques années, car même si les fondamentaux actuels sont excellents, on ne peut que spéculer sur un marché en constante évolution depuis 100 ans et sur une boîte également en pleine mutation.

Sur d'aussi longues périodes, rien ne sert de courir. Si plus personne ne lit le journal traditionnel de nos jours, cela veut en dire beaucoup. Pourtant, le NYT n'a jamais eu autant d'utilisateurs payants, avec plus de 10 millions d'abonnés. Les gens achètent aujourd'hui chez eux, ce n'est déjà plus seulement de "l'actualité". Ils achètent un écosystème de services et de distinctions intellectuelles : des recettes de cuisine (NYT Cooking), des jeux d'esprit (Wordle, The Crossword), et des recommandations d'achats (Wirecutter).

Ils ont donc la capacité de survivre à l'IA car ils possèdent un avantage concurrentiel que la machine n'a pas : le prestige et l'art de vivre. J'émets des doutes sur les capacités du management à pouvoir s'adapter sur le plan technique, même si d'ici là il aura bien changé. Mais dans ma vision des choses, le monde ne sera pas drastiquement différent dans 30 ans. Regardons le passé : on s'est juste digitalisé. Les voitures volantes, on les prédisait pour les années 2000 dès les années 70 ; pourtant, les technologies ont certes évolué, mais le concept de base reste le même. 

Au final on peut se demander si Greg Abel a t il plus fait un paris court terme a la Bill Ackman ou berkshire pense t il que la société ne va pas tant changer que cela et donc que le flou technologiques est sur évalué

Le quantitatif est excellent. En passant sur un modèle numérique les cout d'impression baissent et les marges augmentent tout en permettant de toucher un public bien plus grand. Le CA continue de grimper et cela depuis maintenant quelques années de manière linéaire alors que lors de l'arrivée du smartphone il s'est très rapidement fait diviser par 2. d'ici 2 à 4 ans on devrait retrouver les plus haut ( même si l'inflation nous dit que 3 milliards valent moins qu'il y a 20 ans).

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Les derniers capitaux investis sont ultra rentable car le modèle est ultra scalable.

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Les niveaux de dettes sont extrêmement bas, presque inexistant, leurs cash leur permet de remboursées plusieurs fois leur dettes.

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Depuis plusieurs années ils font énormément de retour aux actionnaires ( entre 50 et 80% des EPS sont rendu au actionnaires) malgré les multiples élevés avec leur surplus de cash et leur dettes déjà remboursé.

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Les fondamentaux sont excellent a court terme.

Et cela se retrouve sur les multiples de valorisation qui ne sont jamais vraiment descendu.

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Avec des multiples plutôt conservateur vis à vis de la moyenne historique mais gardant un premium en raison de son bilan monstrueux et avec des EPS qui croissent a la hauteur prévu par les analyste qui est en accord avec les 5 dernières années. Le prix est trop élevé pour moi.

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Sur 5 ans le business est prévisible, sur 20 impossible.

Mon avis est que nous somme sur une entreprise de qualité, pourtant dans un flou long terme. les valorisation m'empêche de rentrer sur le titre mais je comprend les super investisseurs. Elle va rester en watchlist un petit temps pour ma part.

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Dernière mise à jour : 10 juin 2026