BaggrBaggr
Portefeuille PEA & CTO : Mes achats d’Avril 2026 !

Portefeuille PEA & CTO : Mes achats d’Avril 2026 !

Hugo - IQ InvestHugo - IQ Invest
26 avril 202610


Suivi de portefeuille — Avril 2026 : +40 %, réorganisation des comptes et vente d'Adobe

C'est le rendez-vous mensuel de suivi de portefeuille. Au programme : l'évolution de mes comptes et de ma performance, mes achats d'avril et mes projets pour mai. Cela fait plus de deux ans que je tiens cette série (la première remonte à novembre 2023, quand mon portefeuille valait ~20 000 €).

Rappel de ma stratégie, relancée en DCA cette année : j'investis chaque mois 1 000 € dans le portefeuille quality et 1 000 € dans le portefeuille dividende.

La photo du portefeuille

Valeur totale : 95 000 €, dont 65 000 € investis et 30 000 € de plus-value latente (+45 %). La valeur a explosé depuis début avril, portée par une remontée fulgurante des marchés (dans un contexte géopolitique où l'on a « tout et son contraire » chaque jour — j'ai d'ailleurs décroché de l'actualité).

Performance : +40 % contre +28 % pour le S&P 500. Une belle surperformance.

Réorganisation : de quatre comptes à deux

Répartition : 44 % sur le PEA, 34 % sur le compte-titres personnel, 20 % sur le compte-titres professionnel (sur lequel j'investis désormais uniquement).

J'ai regroupé mes comptes : j'avais créé un sous-compte pour loger la stratégie dividende (Canadian Natural Resources et Pernod Ricard), mais cela m'a plus embêté qu'autre chose. J'ai donc tout regroupé sur le compte-titres professionnel. La raison : l'application que j'utilise pour suivre mon portefeuille permet désormais de catégoriser les titres (catégories « quality » et « dividende »), ce qui rend la segmentation via des sous-comptes inutile.

Répartition par type : 66 % actions, 32 % ETF, un peu de cash. Par pays : 68 % US, 15 % Pays-Bas, puis Canada et France.

Les ETF

77 % sur l'ETF S&P 500 de BNP Paribas (ESE) et 22 % sur l'ETF Nasdaq 100 (Xtrackers).

Le portefeuille quality : philosophie

L'objectif de ce portefeuille capitalisant est la meilleure performance possible à très long terme, en buy and hold. J'achète les entreprises les plus qualitatives (avantage compétitif, croissance, marges, retours sur capitaux) avec un horizon de détention de 10 à 20 ans — l'objectif est de ne jamais les revendre.

Mais j'essaie de les acheter à un prix cohérent, car une bonne action n'est pas forcément un bon investissement (une action de qualité payée trop cher peut être un mauvais investissement). C'est la stratégie Quality at a Reasonable Price.

Attention toutefois : buy and hold ne veut pas dire « ne jamais vendre ». La vente est justifiée dans deux cas : consolider ses convictions (solder quelques petites lignes à faible conviction pour réallouer vers une meilleure opportunité), ou un changement de fondamentaux. On n'est pas marié à une action : c'est un contrat de circonstance, valable tant que les fondamentaux respectent la thèse initiale.

Positions : ASML (16,8 %), Google, Applied Materials, Amazon, Mastercard, Fortinet, Constellation Software, S&P Global, Arista Networks, Visa, Nvidia, Hermès, Microsoft et Adobe.

Vu comme une seule entreprise, mon portefeuille affiche ~30 % de marge nette, ~26 % de ROIC, 15 % de croissance des revenus, 18 % des BPA, aucune dette nette, une couverture des intérêts de 187. Le PE on cost est de 28 (je les ai achetées à ~28 de PE en moyenne), contre un PE moyen actuel de 36 — j'ai donc acheté moins cher que la valeur actuelle.

Les gagnants… et les positions en moins-value

Quatre actions font quasiment toute la performance :

  • Applied Materials : +103 % (officiellement un bagger), achetée fin 2024-début 2025. Je regrette de ne pas en avoir repris en avril 2025.

  • Alphabet : ~99 % (un bagger en dollars, pas tout à fait en euros à cause du change), PRU de 160 $, x2 depuis.

  • ASML : détenue de longue date, fortement renforcée en août 2025 vers 600 $, PRU de 628 €, quasi x2.

  • Arista Networks : +78 %, achetée en mars 2025. Fournisseur de hardware pour data centers (switchs et routeurs réseau), leader devant Cisco.

Un principe important : la survalorisation d'un titre n'est pas un argument de vente. Je ne vendrai jamais un titre parce que je l'estime survalorisé, sauf si j'ai une meilleure idée d'allocation — ce qui n'est pas le cas pour Applied Materials, sur laquelle j'ai beaucoup de conviction.

Ensuite : Fortinet (+30 %). Amazon était mon achat d'avril (avec Nvidia) : renforcée deux fois sur la baisse de mars-avril, PRU de 223 $, elle intègre mon top 5 (8,6 % du portefeuille). Nvidia (rachetée mi-mars, PRU 176 $) reste une position de « mid-portefeuille » : conviction réelle mais moindre, car son avantage compétitif, bien que certain, est fragilisé par le fait que ses quatre gros clients développent leurs propres puces en interne — le risque étant que ces clients deviennent des concurrents.

Mon problème avec Microsoft

Microsoft (2,4 % du portefeuille) a chuté, et je n'ai pas envie de la renforcer. Beaucoup me disent que j'ai tort, mais voici mon raisonnement : l'avantage compétitif n°1 de Microsoft, c'est Windows — l'OS le plus utilisé, installé par défaut sur tous les PC vendus. Or cet avantage s'érode :

  • Linux gagne des parts de marché, notamment sur le gaming grâce à Proton/Steam (Windows 11 étant plombé par le bloatware, les performances et les problèmes de vie privée).

  • Mac a triplé ses parts depuis 2020 (puces Apple Silicon), et le futur MacBook — lancé sous le nouveau CEO d'Apple, John Ternus — représente une vraie menace : la quasi-totalité des logiciels Windows tournent sous macOS (Office, Adobe…), et le rapport qualité-prix pourrait séduire particuliers et PME.

Certes, Windows pèse peu dans les revenus, mais c'est la porte d'entrée de Microsoft. S'ils perdent Windows, ils perdent les abonnés Office 365 et potentiellement leur porte d'entrée vers le cloud (Azure, face à Amazon et Google). Je conserve, sans renforcer.

Sur le reste : S&P Global, Visa, Mastercard sont extrêmement solides. Hermès en moins-value, conservée sans renforcement (peu de conviction long terme). Constellation Software, forte conviction, que je pourrais renforcer car vraiment pas chère.

Adobe : c'est officiel, je vends

Je vais clôturer ma position Adobe. Je pense avoir fait une erreur. Le problème d'Adobe n'est pas l'IA, c'est la concurrence, de plus en plus agressive :

  • Figma, qu'on ne présente plus.

  • Apple avec sa Creator Studio : quel intérêt de rester sur Premiere Pro à 60 €/mois quand on a Final Cut Pro à 12 € (voire 3 € pour les étudiants) ?

  • Canva et son logiciel Affinity, 100 % gratuit, concurrent direct de Photoshop, Illustrator et InDesign — peut-être la plus grosse menace.

  • DaVinci Resolve, qui conquiert le marché professionnel (montage, colorimétrie) et vient de lancer un équivalent de Lightroom.

L'argument d'Adobe était de tenir le marché professionnel. Mais elle est en train de le perdre aussi. Trop gourmande, prix trop élevés, logiciels trop vieux et rigides. Une vidéo dédiée suivra. Peut-être ai-je tort et Adobe sera un ten bagger — je ne veux pas prendre le risque.

Le portefeuille dividende

Canadian Natural Resources (performance folle depuis la hausse du pétrole, ~6,5 % de dividende à mon prix d'achat) et Pernod Ricard (qui continue de chuter avec le marché de l'alcool en difficulté, mais très stable à long terme). Ma stratégie : acheter les boîtes au meilleur rendement pour dégager une rente couvrant mes frais fixes (300-500 €/mois) — ce qui demanderait 60 000 à 90 000 € investis à terme.

Performance long terme

La valeur est passée de 85 000 à 95 000 € : la remontée depuis début avril a généré 10 000 €, soit plus que mes apports des 6 derniers mois. Plus on investit dans le temps, plus la variation du portefeuille surpasse les dépôts cumulés.

En TWR global : +63 % contre +55 % pour le S&P 500, avec un alpha de 7,57 % et un CAGR de 15,64 %. Sur la seule poche quality : +91 % contre +66 %, un CAGR de 26 %/an et un alpha de 25 % — le portefeuille quality n'a quasiment jamais été sous le S&P 500.

À tous ceux qui disent qu'on ne peut pas battre le marché : la clé, c'est l'analyse fondamentale. Quels sont les meilleurs business, à quel prix suis-je prêt à les payer pour avoir une marge de sécurité ? Bon prix → j'achète. Sinon → watchlist et j'attends. Le reste (analyse technique, Fibonacci, chandeliers) n'est pas ma méthode. Et ce qui fait la différence, c'est la psychologie : ne pas vendre, garder ses titres le plus longtemps possible.

Sur les dividendes 2026 : 80 € perçus, ~20 €/mois. Encore très loin de l'objectif de rente. À noter qu'en mars-avril, je n'ai pas fait de DCA dividende car j'ai investi 2 000 € dans un fonds de private credit (rendement de 9-13 %/an), dont j'ai déjà reçu les premiers coupons.

Mes achats de mai

  • Vente d'Adobe (avec une moins-value d'environ 10 %).

  • Ouverture d'une position sur Meta (~1 000 €) : à ~14 % de rendement estimé par an, elle devient un no-brainer (prix juste à 724 $), même si ce n'est pas mon point d'entrée rêvé — je regrette de ne pas l'avoir prise vers 525-550 $ (paradoxalement, elle a pris 30 % juste après ma vidéo dessus). Je vise un second renforcement plus bas.

  • Renforcement de Constellation Software avec le produit de la vente d'Adobe : on reste sur le pari de la baisse des software, mais Constellation est un bien meilleur véhicule qu'Adobe.

  • Côté dividende : renforcement de Pernod Ricard (~7 % de rendement, valorisation donnée). J'aimerais aussi ouvrir Amundi (~5 %) mais je la trouve un peu chère.

Et vous, qu'avez-vous acheté en avril, et que prévoyez-vous pour mai ? Êtes-vous d'accord avec ma thèse sur Adobe ?


Ceci n'est pas un conseil en investissement. Faites vos propres recherches avant toute décision.

Réagissez à cet article

Rejoignez la communauté Baggr pour commenter et publier vos propres articles d'investissement.

Rejoindre Baggr

Commentaires

Aucun commentaire pour le moment.

Dernière mise à jour : 9 juillet 2026